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    La « data governance » ne se limite pas à la gestion des données : c’est bien plus que cela. Le concept, incontournable avec la digitalisation des processus, recouvre des aspects aussi bien techniques que commerciaux, opérationnels et organisationnels. Tout l’enjeu pour un gestionnaire désirant centraliser les informations de son parc immobilier est de contractualiser en amont et de bien délimiter le rôle de chacun dans ce nouveau type de relations avec ses fournisseurs de services et partenaires.

    1. Préparer la circulation de la donnée

     

    La gouvernance des données doit se concevoir comme une stratégie pour tirer profit de ces ressources data générées par ses activités via une bonne gestion des flux entrants et sortants. La data qui circule autour de la gestion immobilière et de la smart city crée de la valeur ajoutée, à condition de mettre en place les bonnes pratiques pour l’exploiter efficacement et en lien avec des objectifs d’utilisation clairement définis.

    La gouvernance des données doit aboutir à une meilleure qualité des informations, tout en veillant à leur disponibilité, leur accessibilité et leur facilité d’utilisation dans un cadre sécurisé. Un manque de considération pour la problématique des données exposerait l’organisation à une hausse des coûts, une augmentation du risque réglementaire et aussi le risque de prendre de mauvaises décisions stratégiques en raison d’un manque d’indicateurs fiables. Une démarche de contractualisation autour des échanges de données est donc la première étape vers une stratégie de gouvernance de la data.

     

    2. Mettre la donnée dans toutes les discussions le plus tôt possible

     

    La mise en place d’une plateforme de données est l’illustration concrète d’un projet de transformation numérique : il rebat les cartes des anciens processus afin de pousser le curseur de l’efficacité à tous les étages en permettant de développer de nouvelles pratiques dans tous les métiers ; des asset managers aux opérationnels en passant bien évidemment par les fournisseurs et prestataires. Mais les gains que procure une meilleure accessibilité aux données ne sont visibles que lorsque les nouvelles pratiques du métier sont mise en œuvre. Il ne suffit donc pas de résoudre la seule problématique technique du raccordement informatique pour faciliter l’utilisation des données, mais de travailler à faire évoluer les métiers de ses collaborateurs et les contrats de ses fournisseurs de services pour prendre en compte ses nouveaux usages alignés avec la stratégie de son entreprise. Le cas échéant, cela pourrait bloquer le déploiement de la plateforme de données et perturber son assimilation par les équipes, enjeu pourtant crucial afin d’en tirer pleinement profit.

    La bonne attitude pour préserver les chances de réussite de la transition numérique des processus dans la gestion d’un parc immobilier ? Mettre donc le plus tôt possible, qu’une plateforme de données soit déjà opérationnelle ou non, la question des données sur la table dans toutes les discussions avec  les différents métiers de l’entreprise et dans la relation avec ses fournisseurs de services. Cela afin de pouvoir faciliter l’utilisation et l’accès aux données contractualisées à court ou moyen terme via l’échange des données intégrées dans les contrats, que ce soit pour la construction, la rénovation ou l’exploitation des bâtiments.

     

    3. Une clause clarifie le rôle de chacun dans une relation tripartite avec les producteurs externes de données

     

    L’enjeu de la gouvernance des données à travers une plateforme se traduit contractuellement par un accord tripartite :

    • le fournisseur ou prestataire de services, fabricant d’équipement, ou promoteur / constructeur en tant que producteur des données ou fabricant d’un équipement producteur de données;
    • le propriétaire / gestionnaire immobilier ou la collectivité territoriale en tant que consommateur des données ;
    • le tiers mandaté pour opérer le partage des données.

    La digitalisation de l’échange des données transforme donc la relation contractuelle d’ordinaire bilatérale, afin de faire de la place pour un troisième acteur indispensable pour normaliser la communication entre les deux premiers. Cela prend la forme d’une clause qui précise le positionnement de chacun par rapport au contrôle et au traitement des données, ainsi que leur utilisation. La clause doit notamment déterminer plusieurs points à propos des données partagées :

    • le droit d’utilisation ;
    • la protection et la conformité à la réglementation notamment au regard de la RGPD ;
    • l’archivage ;
    • la consultation et la restitution.

     

    4. Tous les acteurs se convertissent aux APIs

     

    L’enjeu du partage des données pour les fournisseurs et prestataires n’est pas nouveau dans le secteur du bâtiment, mais il se heurte à un retard de maturité de ses acteurs sur le plan numérique. Certains mettent à disposition des informations liées aux interventions préventives et curatives, aux consommations énergétiques ou encore au fonctionnement des équipements via un extranet créé par l’entreprise qui produit les données, auquel ses clients doivent se connecter pour consulter les informations.

    Le problème : face à la multiplicité des intervenants sur son parc immobilier, le gestionnaire est vite désorienté au milieu d’autant d’interfaces différentes et d’identifiants avec lesquels jongler. Et d’autres ne disposent même pas encore d’outils numériques pour leur permettre de numériser l’information à communiquer à leur client. 

    Il convient de leur permettre de s’équiper de solutions numériques déjà connectées à l’environnement logiciel de leur client. Avec l’émergence des plateformes centralisant les données, toutes les entreprises qui opèrent des services dans le secteur se convertissent aux APIs. Ce sont des interfaces techniques qui permettent d’intégrer l’échange de données avec l’environnement logiciel du prestataire ou des équipements du bâtiment et infrastructures d’un territoire. Les APIs apportent ainsi la garantie d’une collaboration non intrusive pour le prestataire qui préserve ses propres outils et que les données produites pour les clients soient réellement accessibles et utilisées. Cet investissement remplaçant celui de l’interface web client, devenue donc aujourd’hui obsolète pour un client non mono fournisseur.

     

    5. Intent propose un référentiel sémantique d’échange de données métiers standardisées

     

    Le dernier obstacle à une consommation optimale des données fournies par un prestataire, c’est leur pertinence et leur intelligibilité par le client. Il faut faire gagner du temps au propriétaire / gestionnaires dans l’identification des données utiles à échanger dans l’exploitation d’un bâtiment et donc définir précisément quel est le jeu de données de références à produire pour un fabricant d’équipements ou un prestataire. IntentPlatform s’appuie sur une capacité à proposer un catalogue de connecteurs pour uniformiser le référentiel sémantique des données métier les plus fréquemment échangées à travers l’écosystème connecté IntentReady. Contractualiser le partage des données entre fournisseurs et propriétaires / gestionnaires par le biais d’une plateforme devient ainsi extrêmement facile en permettant de définir clairement les données échangées qui seront utiles pour le client et les utilisateurs finaux des services.

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